Dans une période où la société haïtienne ne vit et respire que de crises politiques, où les jeunes ne savent plus à quel saint se vouer, en ces temps dramatiques où les nuages les plus sombres planent sur Haïti. Je continue de croire en plus de l’éducation, la raison et les sciences, des chrétiens éclairés pouvaient répandre un peu de lumière sur Haïti et s’impliquer davantage dans la lutte pour le redressement de nos institutions.
Jamais je n’avais regardé les passants comme ce soir. Pourtant il me semblait que j'étais seul au monde. Je revenais de l’école, fatigué on ne peut plus de cette rude journée de classe. Et puis une faim de loup torturait mes entrailles. J’étais comme un chien errant au milieu d’un désert.
La gestion de la crise préélectorale par le gouvernement en place suscite la colère et l’indignation d’une frange de la population. En déclenchant l’opération dite Burkina Faso, les dirigeants de l’opposition haïtienne entendent intensifier les manifestations de rues dans tout le pays, notamment à Port-au-Prince afin d’obtenir le départ du président Michel Martelly et du Premier ministre Laurent Lamothe.
La nomination de l’ancienne gouverneure du Canada à la tête de l’OIF représente une grande victoire pour le peuple haïtien, pensent certains observateurs. Des experts en communication supposent qu’Haïti va beaucoup gagne avec l’accession de Mme Jean, femme d’une grande culture, au plus haut sommet de la Francophonie.
Le ciel de la politique haïtienne s’assombrit. Nous plongeons à petits pas dans l’incertitude. La mer est agitée, la pointe de l’iceberg est là, tandis que notre capitaine ne sait plus croire faire. Les passagers sont abasourdis par les messages de détresse. Nous naviguons de jour en jour vers des eaux troubles et bouillantes. Alors même que cette année 2014 s’avance timidement vers sa fin, il me semble que rien ne changera jamais à Haïti.
La politique du résultat c’est ce qui devrait caractériser le quinquennat du président Michel Martelly. Ce seraient des résultats visibles sur l’éducation, des preuves tangibles concernant l’emploi, l’énergie, l’environnement et l’Etat de droit. Cinq ingrédients qui ont totalement fait défaut au soir du mandat présidentiel de l’ancien chanteur. Si on ajoute la crise électorale comme cerise sur le gâteau, on comprend bien qu’à l’impossible personne n’est tenue.