Haiti: faut-il légaliser l’avortement?

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) ou avortement, c’est l’expulsion de l’embryon ou du fœtus avant trois ou quatre mois de la grossesse.

L’avortement est avant tout un meurtre, selon l’avis de plusieurs personnes. Pour l’instant en Haïti, l’avortement est illégal et reconnu comme un crime passible d’un minimum de trois ans d’emprisonnement.

Selon un rapport de l’organisation mondiale de la santé (OMS), environ 47.000 femmes meurent chaque année des complications d’avortement clandestin. Toutefois en Haïti, le Ministre de la sante publique affirme, qu’il est quasiment impossible d’avancer un chiffre concernant l’avortement.

Dans  notre société, la plupart des filles qui pratiquent l’avortement n’ont pas toujours consciences  des conséquences d’un avortement dans des conditions clandestines. Pourtant, l’avortement même lorsqu’il se produit dans des conditions médicales correctes, il est relativement simple et sans danger. Les complications existent cependant (l’infection, lésion du col, perforation de l’utérus et hémorragie, etc.) affirme un jeune étudiant en sixième année de la faculté de médecine de l’université d’état d’Haïti.

A côté de la loi, interdisant l’avortement en Haïti. Le contexte socio-culturel contribue beaucoup à culpabiliser les femmes qui ont eu recours à cette pratique. En dépit de tout, les femmes et les jeunes filles confrontées à des grossesses non désirées, ont le plus souvent recours à l’avortement clandestin. Soit à l’aide de la médecine traditionnelle, pour celles de petite bourse ou elles prennent cette fameuse pilule appelée couramment cytotec, une substance utilisée en cas de mort << in utero>>.

Pour ces jeunes adolescentes, la recette est plus que facile. A jeun et très tôt le matin, la fille boit deux comprimes avec de la bière puis introduit un autre dans son vagin et le tour est joué.

Par ailleurs, s’il est vrai dans le monde entier, la tendance à la libéralisation des lois sur l’avortement se poursuit, dans notre cas il est impérativement important de jeter un coup d’œil sur ce problème.

À propos de l'auteur

Nelson Deshommes

Vous êtes sur le blog de Nelson Deshommes. Je suis de nationalité haïtienne, journaliste indépendant, blogueur et chercheur en psycho-paranormal. Depuis 2010, je deviens un vrai passionné des nouveaux médias et des technologies numériques. Sur ce blog, au premier abord je désire vous faire découvrir la face cachée de la perle des Antilles. Son histoire, ses richesses culturelles et sa beauté naturelle.

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4 Commentaires

  1. Je pense d’abord que nous devrons considerer que le taux de chomage, est a la base des différents cas d’avortement répéte dans notre pays, on peut comprendre qu’une jeune fille en age adolescent peux vouloir avorter pour manque de préparation mais pour une femme entre 24 a 30 ans c’est forcément une manque de moyen économique, soyons sérieux ces tranches d’age chez les femmes sont considérés comme l’age ou elles désirent se marier fonder une famille, mais le pays ne leur donnent pas cette possibilité. Combien d’entre elle vient de terminer avec leurs études et ne trouvent rien, d’autres si elles en trouvent ce soit qu’elles acceptent de se compromettre sinon se sera souvent un salaire tellement insignifiant qu’il vaudrait mieux que l’on restait sans emploi…donc, je pense que l’on devrait repenser cette situation sur une plus large vue et que les responsables les employeurs devraient donner une chance a celles qui ont fait l’effort d’étudier pour pouvoir s’offrir un avenir d’apprecier leur effort de leur donner une chance en leur offrant un salaire qui leur permettent de vivre.

    1. merci bien Latouche
      pour ton commentaire, je crois que nous les jeunes d’aujourd’hui, nous devrions apprendre ♥ inventer,ne restons pas avec la somme de votre connaissance ou aller se faire humilier par des soi disant de patron. c’est ♥ nous de travailler pour changer cette situation et ne votons plus par emotion, mais plutot un programme.

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