Fuite des cerveaux haïtiens, comment arrêter cette hémorragie ?

Les jours que nous vivons actuellement en Haïti sont très graves. En ce moment même, face à la fuite massive de nos cerveaux, nos dirigeants se montrent insensibles et n’ont aucun plan réel pour diminuer la fuite de nos cerveaux.

La fuite des cerveaux haïtiens dans un premier temps vers les pays du Nord est l’une des problématiques qui empêchent à Haïti d’être la super puissance de la Caraïbe.

Je ne dis pas cela pour faire comprendre que la fuite des cerveaux haïtiens, qui, pour la plupart sont entrain de briller un peu partout à travers le monde est le plus grand obstacle à notre développement.

Cependant, je crois bien que s’il y avait une politique publique qui vise l’amélioration de la qualité de vie en Haïti et la valorisation davantage des compétences locales, on aurait pu quand même réduire cette fuite de nos cerveaux.

Non, la fuite des cerveaux n’est pas une chance pour Haïti

En effet, je remarque qu’il y a deux classes d’hommes dans notre société : l’une qui a la potentialité de pouvoir acheter beaucoup de produits à l’étranger et de les revendre sur le marché local, l’autre qui se démêle comme un diable dans un bénitier pour joindre les deux bouts. La première est la classe possédante ou celle que l’on appelle encore la bourgeoisie, la seconde est celle que j’appelle la classe défavorisée ou le peuple.

Ils sont médecins, ingénieurs, agronomes, avocats, professeurs et aussi des jeunes étudiants qui ne veulent qu’une chose : attraper la première occasion qui se présente pour partir travailler et vivre à l’étranger.

Ils sont nombreux qui n’ont aucun projet de retour. Ils ont aussi ce droit. Dirais-je. Mais cela ne veut point dire qu’ils n’ont aucun sentiment de patriotisme. Car la fuite de nos cerveaux est aussi une conséquence de la précarité et de l’insécurité imposés par l’État et la classe possédante.

Mais en dépit de tout, certains parviennent à se faire un chemin sans se mêler de la corruption. Par contre la chose la plus subversive qui soit, c’est comment peut-on arriver à stopper cette hémorragie ?

Car nous devons l’admettre tous, si ailleurs, les experts nous veulent faire croire que la fuite des cerveaux représente une chance pour les pays en développement.

Ici, même avec les 2.4 milliards de dollars de la diaspora pour cette année 2017, et même si les transferts de la diaspora haïtienne représentent 31% du produit intérieur brut (PIB) de notre pays, cette manne ne garantit pas la perte énorme que représente l’exode massif de nos cerveaux.

Alors, il faut croire donc que l’argent ne peut pas remplacer le capital humain. Sinon, les fonds qui proviennent de la diaspora haïtienne suffiraient pour développer le pays. Non, un pays ne se développe pas seulement avec l’aide des moyens financiers. Mais il nous faut surtout la mise en commun des esprits les plus brillants pour faire d’Haïti une grande nation de la caraïbe.

Et avant de trouver la meilleure solution pour faire revenir nos expatriés, essayons de trouver une formule pour diminuer la fuite de nos cerveaux vers les pays du Sud tels que : le Brésil, le Chili et le Mexique.

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