Si tu as faim, mange ton chien

Mon chiot/ Crédit photo: ND

Mon chiot/ Crédit photo: ND

En période de vache maigre, lorsqu’on a faim on mange ce que l’on trouve. N’est-ce pas vrai ? En tout cas, je n’ai rien contre les Vietnamiens qui gagnent paisiblement leur vie en Haïti. Cependant ils ne doivent pas toucher à mon chien. Si vraiment ils ont un sévère penchant pour cet animal à quatre pattes, ils peuvent désormais demander à l’État haïtien un permis pour massacrer les chiens errants de nos villes, d’ailleurs ce serait peut-être un bienfait public.

« Si seulement les hommes pouvaient s’aimer comme les chiens, le monde serait un paradis. » En annonçant cette grande vérité, James Douglas rêvait d’un monde merveilleux où la cohabitation de l’homme avec les chiots serait parfaite.

Sans avoir l’honneur de connaître la tradition culinaire des Vietnamiens, j’apprends et non pas sans surprise que la chair canine est un des plats de prédilection d’une grande majorité asiatique. Hélas ! On est quand même au 21e siècle, j’aurais préféré que ce soit une information datant du Moyen Âge.

Bref, pas de souci. J’avoue quand matière de liberté individuelle je suis un homme flexible. Même si vous couchez avec les chiens ou si vous consommez la chair de cet animal de compagnie, cela ne me concerne guère. Et je n’ai pas le droit de vous traiter comme un chien. Mais attention il ne faut surtout pas toucher à mes fidèles compagnons.

Ces derniers jours, j’ai appris que les Vietnamiens qui travaillent en Haïti pour le compte d’une compagnie de téléphonie mobile, ont effectivement un appétit insatiable pour les chiens de la République. L’information tourne en boucle sur les réseaux sociaux. Déjà il  y a certains citoyens qui envisagent de faire grimper les prix des toutous. Dans l’idée de pouvoir réaliser de bonnes affaires avec les Asiatiques qui travaillent dans le pays.

J’ai vraiment peur. En effet cette nouvelle n’est pas très réjouissante pour nos amis les plus fidèles. Car dans un pays où l’on fait peu de cas de la vie de l’homme, je suis bien obligé d’être inquiet pour la vie de nos chiens. Va-t-on trouver vraiment des avocats qui vont défendre leur droit ?

Dans la société haïtienne, je connais des gens qui ont une inclination viscérale pour le chat et le cheval. D’ailleurs, les grands amateurs de l’alcool trouvent leur bon plaisir dans la consommation de la viande du chat. Néanmoins, je n’ai jamais entendu parler de quelqu’un ayant préféré un plat de chien à la place du poulet.

D’ailleurs avec toutes ces épidémies qui rongent les sociétés de notre planète, je ne pense pas qu’il soit logique qu’on continue de manger la viande des chiens. En attendant, espérons que le droit des chiens haïtiens puisse respecter par tout le monde et notamment les citoyens étrangers.

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