Haïti-Technologies : Peut-on se permettre de rater la révolution technologique ?

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Carte_web_2.png/ par Markus Angermeier

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La réalisation des objectifs du sommet mondial sur la société de l’information est un défi majeur pour le gouvernement  et en dernier ressort pour le peuple haïtien. En effet,  Au cours du dernier sommet mondial sur la société de l’information en novembre 2005 à Tunis (Tunisie), on avait définit beaucoup de stratégies et d’objectifs pour permettre à chacun de favoriser le développement et l’accès universelle aux opportunités offertes par la révolution technologique à l’horizon de 2015. Mais où en sommes-nous en Haïti ?

On désigne très souvent par société de l’information, une société dans laquelle les technologies de l’information jouent un rôle prépondérant. Alors, pour réduire l’inégalité de la population mondiale face au développement vertigineux des technologies de l’information et de la communication, sous l’obédience de l’union internationale des télécommunications (UIT), le sommet mondial sur la société de l’information(SMSI) a vu le jour.

Parmi les objectifs du Sommet Mondial sur la société de l’information qu’on devrait atteindre d’ici 2015, on peut citer :

  • Adapter tous les programmes des écoles primaires ou secondaires afin de relever les défis de la société de l’information, compte tenu des conditions propres à chaque pays.
  • Connecter toutes les administrations publiques, locales et centrales, et les doter d’un site web et d’une adresse électronique.
  • Connecter les bibliothèques, les centres culturels, les musées, les bureaux de poste et les services d’archives
  • Connecter les établissements d’enseignement secondaires et ou supérieur et les écoles primaires.
  • Faire en sorte que plus de la moitie des habitants de la planète aient à leur portée un accès aux TIC.

Dans un monde en pleine mutation, la bonne volonté à elle seule ne suffit pas, pour permettre à Haïti d’atteindre les objectifs du sommet mondial sur la société de l’information et des connaissances. Il y a environ 15 mois, Jean-Marie Guillaume, le Directeur Général du Conseil National des Télécommunications (CONATEL) avait constaté ce qui suit dans le pays :

  • Il est anormal qu’Haïti se trouve au dernier rang régional au niveau de l’indice du développement technologique ;
  • Il est anormal que le coût de l’Internet soit plus élevé en Haïti alors que son revenu par habitant est le plus faible de la région ;
  • Il est anormal qu’il y ait 3 centres de télémédecine à la Jamaïque et zéro dans notre pays ;
  • Il est anormal qu’il existe 65 centres d’appel (call centers) générateurs de 25,000 emplois en République dominicaine et zéro en Haïti ;
  • Il est anormal que notre pays, avec la même population que la République Dominicaine, ait cinq fois moins de citoyens ayant accès à l’Internet.

Pouvoir faire l’étude minutieuse et détaillée de la problématique de l’expansion des technologies en Haïti est un pas, cependant avoir l’audace de mettre sur pied une politique publique liée au développement technologique en est un autre.

Certaines institutions de manière disparate essaient de prendre des initiatives qui contribuent au développement technologique dans le pays. Cependant, nous devons  éviter d’être à tout prix une société de consommation en matière des nouvelles technologiques. Car si on n’investit pas dans la recherche, mettre des moyens adéquats aux profits des universités du pays, nous n’aurons pas la chance de faire progresser notre indice du développement technologique.

En  réalité avec les petits projets, tels que : Le projet Scolaritech qui vise à interconnecter les écoles haïtiennes, l’une avec les autres ; et aussi le projet migration de la télévision analogique vers la télévision numérique en Haïti, on pouvait dire qu’avec cette génération de geeks qui est au pouvoir nous sommes sur la bonne voie.

Cependant, avec l’absence d’une stratégie nationale, pouvant nous permettre de réaliser les objectifs du sommet mondial sur la société de l’information, nous serons toujours en retard par rapport aux autres pays de la région Caraïbes, voire un plus grand fossé numérique entre les autres pays du monde.

Alors on discute: Que pensez-vous de l’évolution des technologies de l’informations dans les pays pauvres?

4 Commentaires

  1. PAR L’INTERMÉDIAIRE DE LA COMMISSION FÉDÉRALE DES BOURSES ÉTRANGÈRES (CFBE-SUISSE), LE SECRÉTARIAT D’ÉTAT A L’ÉTUDE ET A LA RECHERCHE DE LA CONFÉDÉRATION LANCE UN APPEL A LA CANDIDATURE POUR 600 BOURSES D’ÉTUDES SUISSE AU TITRE DE L’ANNÉE ACADÉMIQUE 2013-2014. CES BOURSES SONT DESTINÉES AUX RESSORTISSANTS DES PAYS DE LA CATÉGORIE A (PAYS INDUSTRIALISES EUROPÉENS, ET EXTRA-EUROPÉENS) ET CEUX DES PAYS DE LA CATÉGORIE B ( PAYS EN DU DÉVELOPPEMENT, DU TIERS MONDE ET EXTRA -EUROPÉENS). ELLES DOIVENT LEUR PERMETTRE DE POURSUIVRE LEURS ÉTUDES, DE PARFAIRE LEURS CONNAISSANCES POUR LES TRAVAUX DE RECHERCHES DANS LES DOMAINES AUXQUELS LES UNIVERSITÉS LONDRES ACCORDENT UNE ATTENTION PARTICULIÈRE.

    SPÉCIFICITÉ DE LA BOURSE
    – PAR L’OCTROI DES 600 BOURSES ÉTUDES EMPLOIS, LA CONFÉDÉRATION SUISSE ENTEND FACILITER L’IMMIGRATION AUX PERSONNES DÉSIREUSES DE POURSUIVRE LEURS ÉTUDES ET D’OBTENIR DES DIPLÔMES D’ÉTAT SUISSE. – LES CANDIDATS RETENUS AU TERME DE LA SÉLECTION DE CANDIDATURES SERONT INSÉRÉS OUTRE LEUR ÉTUDE DANS LES SECTEURS SENSIBLES DE LA VIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE DE SUISSE : ( SANTE,DROIT, DIPLOMATIE, COMMUNICATION,FINANCE, ÉNERGIE, INDUSTRIE, TRANSPORT, AGRICULTURE..). CETTE OPTION DE LA CONFÉDÉRATION LONDRES VISE A DONNER UNE APTITUDE PROFESSIONNELLE AUX BOURSIERS POUR POUVOIR TRAVAILLER S’ILS LE DÉSIRENT EN SUISSE A LA FIN DE LEUR FORMATION.

    DURÉE DE LA BOURSE
    LES BOURSES COUVRENT LA PÉRIODE D’UN CYCLE DE FORMATION OU AU MAXIMUM 03 ANS .

    FRAIS DE VOYAGE
    LES BILLETS D’AVION ALLER-RETOUR ( PAYS DE PROVENANCE -SUISSE) , SONT PRIS EN CHARGE PAR LA COMMISSION FÉDÉRALE DES BOURSES ÉTRANGÈRES. CONDITIONS PRÉALABLES A LA CANDIDATURE EN RÈGLE GÉNÉRALE, LES CANDIDATS AUX BOURSES ÉTRANGÈRES SUISSE DOIVENT:
    – AVOIR AU MAXIMUM 16 ANS a 55 ANS ;
    – COMPRENDRE ET PARLER CORRECTEMENT L’UNE DES LANGUES D’ENSEIGNEMENT EN SUISSE (FRANÇAIS, ESPAGNOL, ALLEMAND, ANGLAIS, ITALIE) ;
    – AVOIR UN DIPLÔME ÉQUIVALENT AU BREVET D’ÉTUDE DE PREMIER CYCLE D’ENSEIGNEMENT, AU BACCALAURÉAT OU AU BREVET D’APTITUDE PROFESSIONNELLE DES PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE.

    PROCÉDURE DE SÉLECTION
    – RETIRER AUPRÈS DE LA COMMISSION FÉDÉRALE DES BOURSES ÉTRANGÈRES SUISSE (CFBEL)
    LE FORMULAIRE DE DEMANDE DE BOURSE VIA A LEUR ADRESSE ÉMAIL:
    direction.boursesuisse@laposte.net

    * REMPLIR ET ENVOYER PAR PIÈCE JOINTE LE FORMULAIRE.
    * LA COMMISSION FÉDÉRALE DES BOURSES ÉTRANGÈRES FERA ÉTUDIER VOTRE DOSSIER PAR LA REPRÉSENTATION SUISSE DÉLÉGUÉE DE VOTRE ZONE ET CATÉGORIE DE PAYS.
    * LES CANDIDATS RETENUS RECEVRONT UNE ATTESTATION DU SECRÉTARIAT D’ÉTAT A
    L’ÉTUDE ET A LA RECHERCHE POUR NOTIFICATION DE LA BOURSE. LES CANDIDATS DÉSIREUX DE PARTICIPER AUX BOURSES D’ÉTUDES 2013 – 2014 DOIVENT RETIRER LEUR FORMULAIRE A REMPLIR AUPRÈS DE LA CFBEL: A LEUR ADRESSE ÉMAIL: direction.boursesuisse@laposte.net

    DATE LIMITE DE DÉPÔT DES DOSSIERS
    LA DATE LIMITE DE DÉPÔT DES DOSSIERS EST D’UNE SEMAINE. CEPENDANT, LA COMMISSION FÉDÉRALE DES BOURSES ÉTRANGÈRES SUISSE (CFBEL) SE RESSERVE LE DROIT DE CLÔTURER L’OCTROI DES BOURSES A CONCURRENCE DES BOURSES DISPONIBLES.
    LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION FÉDÉRALE DES BOURSES ÉTRANGÈRES SUISSE.

  2. C’est une affaire de Geek hein 🙂 Bref, c’est tout de même intéressant d’apprendre qu’il y a au tant d’efforts en Haiti pour une meilleure exploitation des nouvelles technologies. En fait, comme tu le dis dans le texte, il ne faut pas seulement d’avoir les volontés, mais faut avoir des stratégies concrètes pour passer a l’action.

  3. Le plus grand danger dans ce contexte de la plus part de ces pays pauvres, c’est qu’ils ont raté la révolution agricole et même la société industrielle. Alors, ce serait vraiment pénible, si les gouvernement des pays pauvres n’arrivent pas à mettre en place une politique publique pour ne pas loupé la révolution technologique.

  4. Nelson, j’ai un souci par rapport a ta question. Tu sais les questions de technologie reste un luxe pour nous, pays pauvres. Je prends un exemple : dans nos ecoles au Cameroun; nous avons des salles d’informatique. Ces lecons sont au programme. Malhereusement, On trouve deux a trois ordinateurs en bonne sante. De plus, ces eleves et etudiants n’y vont pas ts les jours. Tu comprends le probleme? Il faut penser a la base du probleme. Rendre possible la formation a la technologie de base, outils de base, est un grand pas inevitable..

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