Haïti-Politique: Une odeur de la mort se répand au palais national

palais national d'Haïtivia commons.wikimedia.org

palais national d’Haïti
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Dès qu’on parle d’Etat de droit dans mon pays, on a toujours envie de verser des larmes de joies. Bien sûr, Pas des larmes de crocodile comme font les grands assassins d’états sur les tombes de leurs ennemis.

La mort d’un homme c’est la mort de tout un chacun. Qu’il soit un grand homme ou un bandit légal .Qu’il soit le distributeur de la justice, ou le seigneur de la mort. Le juge jean Serge Joseph,  a avalé son acte de naissance, ce samedi 13 juillet dans un hôpital  de la capitale haïtienne. Alors que ce dernier, avait ordonné la comparution  de certains grands fonctionnaires de L’Etat à titre de témoins dans le cadre du procès engagé contre la famille présidentielle pour corruption.

Si je me fie à mon bon instinct, je crois avoir entendu une fois que l’Etat de droit fait partir du programme  des 5E du Président de la République. Cependant dès l’annonce du décès du juge instructeur Jean Serge Joseph, l’odeur persistante et nauséabonde de son cadavre ne cesse d’envahir le Palais Présidentiel.  Qu’y a-t-il de vrai dans ce dossier ? Peut-on attribuer cette mort à un drôle de coïncidence ? Ou du moins est-ce vraiment un crime d’Etat ?

En effet, selon des informations qui circulaient autour de ce dossier, une importante réunion aurait été tenue entre le magistrat  et des hauts fonctionnaires de l’Etat. Pas des moindres, le président de la République et son Premier Ministre, auraient pris part à cette rencontre pour convaincre le juge a (kase fèy kouvri sa) étouffé le dossier.

Apparemment ce qu’il n’avait pas voulu faire. Car après cette rencontre qui aurait eu lieu le jeudi 11 juillet avec les membres du pouvoir exécutif, son calvaire allait commencer. Il a même eu le temps d’annoncer à certains de ces proches qu’il a envie de partir, cependant il ne savait pas que c’était pour l’au-delà. En effet, en samedi 13 juillet, il a fait ce grand voyage. Le juge Jean Serge Joseph, était en charge du dossier de corruption impliquant la Première dame Sophia Saint-Rémy Martelly et son fils Olivier Martelly.

Pour certains proches du pouvoir, consterner bien sur par la disparition du juge, on devrait attendre l’examen de son cadavre, avant de se lancer dans des spéculations gratuites. Maintenant va-t-on encore se mettre à la recherche d’un médecin légiste ? En attendant cela, les accusations fussent de tout part, et les démentis arrivent un peu partout au sein de l’exécutif.

Par ailleurs, il faut rappeler dans la théorie des trois pouvoirs assigné par Montesquieu, il est dit : pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Malheureusement, dans notre cas c’est le pouvoir exécutif qui a toujours l’autorité sur les deux autres pouvoirs. Soit en corrompre les parlementaires à devenir des sujets de l’exécutif ou en essayant partout les moyens de forcer les membres du pouvoir judicaire à vendre leurs âmes aux diables.

Il est dit qu’il ne faut jamais attaquer la famille d’un homme, voire la famille présidentielle. Est-ce la principale erreur du juge, d’avoir voulu rendre la justice à qui de droit ?

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