Pèpè ou déchet, cette commerce est très florissante en Haïti.

via cecif.com

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Que celui qui n’a jamais porté les Pèpè (vêtement usagés), envoie la première pierre sur cette industrie très florissante dans le pays. Mais qui ne fais pas notre fierté. Loin d’être la perle des Antilles, malheureusement notre chère Haïti est en passe de devenir la poubelle des Antilles. On dirait une malédiction pour la première république noire du monde.  C’est vrai que le pays n’est pas une boite à ordures, cependant chaque semaine des dizaines de milliers de tonnes d’articles et de vêtements usagés(Pèpè) débarquent dans le pays par cargos venant le plus souvent des USA viennent augmenter nos lots de déchets. Le pire C’est toujours avec empressement que les citoyens accueillent les marchands de Pèpè.

En Haïti, tout peut servir, tout peut être réutilisé, transformé ou vendu. Ce qui est considéré comme déchet par les citoyens des autres pays ne l’est pas pour autant pour nous. par analogie, on  pourrait bien comprendre que c’est nous autres qui incarne parfaitement cette théorie de Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Bref,  selon mes grands parents depuis 1960, le terme pèpè désignant principalement des vêtements usagés provenant des Etats-Unis a fait son apparition dans le vocabulaire haïtien. Dès lors, la couture, les commerces des toiles pour fabriquer des beaux vêtements selon notre propre culture n’ont plus d’importance à nos yeux. Cependant à partir de 1994, le marché du pèpè a augmenté dans le pays, il comprend aujourd’hui des objets de secondes ou énièmes mains de toutes sortes : télévisons, machines, vêtements, chaussures et des vielles machines à écrire etc.

crédit photo: nelsond.mondoblog.org

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Nous avons une expression créole, certes qui n’est pas un bon compliment pour nous, mais qui traduit bien cette réalité : BLAN JETE, AYISYEN RANMASE. (Le blanc jette et l’haïtien ramasse). L’observateur qui vadrouille dans les rues de Port-au-Prince peut constater l’omniprésence des déchets dans les rues, les décharges improvisées peuvent servir d’adresse à n’importe quel moment à tout bon citoyen qui se respecte, qui paie des taxes pour permettre au gouvernement de favoriser les importateurs de pèpè à importer beaucoup plus de déchets pour venir salir d’avantage la république.

Il faut dire, qu’il existe  toujours quelqu’un du plus haut placé dans la hiérarchie sociale dont les déchets seront réutilisés par un individu plus pauvre. Cependant  à faire ce constat pour un pays qui a plus de deux siècles d’indépendances est  très inquiétant. On a marre de porter des vêtements que d’autres personnes ont déjà utilisés. On pouvait bien admettre une telle situation après une grande catastrophe, mais il est ridicule de voir nos jeunes gens, les ti blodè comme ils se nomment qui se lèvent de très tôt pour aller dans les marchés de pèpè  afin de se procurer les meilleurs modèles de tenis qui sont à la mode.

 

 

 

 

 

 

À propos de l'auteur

Nelson Deshommes

Vous êtes sur le blog de Nelson Deshommes. Je suis de nationalité haïtienne, journaliste indépendant, blogueur et chercheur en psycho-paranormal. Depuis 2010, je deviens un vrai passionné des nouveaux médias et des technologies numériques. Sur ce blog, au premier abord je désire vous faire découvrir la face cachée de la perle des Antilles. Son histoire, ses richesses culturelles et sa beauté naturelle.

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6 Commentaires

    1. Merci bien Petit-Frère pour votre commentaire. Alors, c’est nous jeunesse de ce pays qui doit agir et réflechir autrement pour changer le visage de ce pays.
      encore merci d’avoir passé ici, et me laisser vos commentaires.

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