Haïti: les réseaux sociaux et les jeunes en milieu rural, quel avenir?

Du 27 au 29 novembre 2012, se tiendra à Port-au-Prince un atelier de formation sur le thème :<< jeunesse et réseaux sociaux. Cette activité sera organisée par l’organisation internationale de la francophonie (OIF) de concert avec le Ministère de l’éducation nationale   de la jeunesse et de la formation professionnelle du pays. Cette formation se réalise dans le but de jeter les bases de la mise en place d’une communauté de la jeunesse francophone ou d’un réseau de la jeunesse Francophone.

Il est clair  que les TIC peuvent jouer un rôle stratégique en établissant un lien entre les jeunes vivant en milieu rural et les réalités en évolution constante de la vie moderne. Voilà pourquoi je désapprouve l’idée de réaliser cette activité dans la capitale haïtienne. Car une pareille activité était déjà programmée dans le nord du pays, à Limonade un milieu rural sur le thème : <<jeunesse, TIC et emploi>>.

Les nouvelles technologies confèrent à tous et à toute la même possibilité de rentrer dans le nouveau monde. Ainsi, pendant cet atelier les trois objectifs spécifiques visés sont les suivants :

  1. L’appropriation par les jeunes du mécanisme de fonctionnement et la portée des réseaux sociaux.
  2. La familiarisation des jeunes au nouveau portail de la jeunesse francophone.
  3. L’engagement des jeunes dans une dynamique de réseautage autour de ces infrastructures d’échange et échanges sur un nouveau mode de gouvernance.

Par ailleurs, l’organisation de cet atelier devrait interpeller les dirigeants du pays et la société civile à s’asseoir pour réfléchir sur l’importance du TIC dans la vie des jeunes en milieu rural haïtien.

Bien que de nombreux jeunes dans le milieu rural haïtien connaissent déjà les expériences du TIC et aussi des réseaux sociaux, toutefois le gouvernement doit mettre une politique en place pour résoudre le fossé numérique qui existe entre les jeunes des grandes villes du pays et ceux qui vivent dans les campagnes. Puisque ces deux groupes de jeunes appartiennent à une génération dont l’avenir est façonné par la mondialisation et l’évolution permanente des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Blocage du TIC en milieu rural

En Haïti, tout comme dans les autres pays ACP, le taux d’analphabétisme constitue une barricade qui empêche l’atterrissage du TIC dans le milieu rural. Et surtout, la faiblesse du réseau électrique est considérée comme la principale entrave du développement des technologies de l’information et de la communication dans les campagnes.

Il faut considérer aussi, les pressions constantes dont font face les pouvoirs politiques pour la satisfaction de besoins primaires de la population, a souvent relégué au second plan le débat du TIC et l’investissement de ce dernier dans l’arrière pays.

En effet, la population démontre une attitude plutôt positive face aux nou

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velles technologies de l’information. Elle ne doute pas qu’elles peuvent constituer un raccourci efficace vers le développement socio-économique du pays. Et aussi freiner l’exode massif des jeunes du milieu rural vers la capitale pour aller grossir les nombres des bidonvilles.

 

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