Haïti-Énergie : l’électricité pour tous sera une réalité avant 2020

Crédit photo: CC/ Rodion Kutsaev

Jovenel Moïse, président de la République d’Haïti, maître des promesses, est en passe de devenir le plus grand président haïtien. Il aura à remporter ce trophée, si au moins, il arrive à honorer seulement deux de ses lots d’engagements.  

Aujourd’hui, nous avons un président qui promet beaucoup. D’ailleurs, il est au four et au moulin. C’est que la moisson est abondante, mais il n’y a pas assez de bon pasteur pour conduire ce peuple vers la terre promise.

Nombreux sont ses détracteurs qui, dès que l’occasion se présente, lui adressent de vives critiques pour la facilité avec laquelle, il promet monts et merveilles à son peuple. C’est normal hein, parce que nous avons besoin autant de verbe pour assouvir nos besoins primaires.

Samedi 1er juillet 2017, lors de l’atterrissage de sa caravane du changement dans le sud du pays, mon président, notre président a réitéré son engagement de doter l’ensemble des 27 750 km² (superficie d’Haïti) du courant électrique 24 heures sur 24 avant seulement 24 mois. Un exploit.

Oui, ce sera plus qu’un exploit si l’homme de la banane parvient à concrétiser cette grande promesse.  Je ne sais pas si avec son bâton, Moïse va permettre à Haïti de devenir le berceau de la lumière des Caraïbes, cependant, en apprenant cette bonne nouvelle, je me suis dit une seule chose : Jovenel Moïse sera le plus grand président haïtien. On aura envie de le couronner roi d’Haïti. Et si certains émettent des doutes quant à la réalisation de ce méga projet, moi je suis plutôt frappé par l’ouverture d’esprit du président de la République.

Quand on sait que le président aura réussi à relever un vrai défi, que ses prédécesseurs du 20e siècle n’avaient même pas imaginé, et que si tout se passe bien, demain, pardon, dans deux ans, toute la population rurale aura accès à l’électricité. Ce sera une grande première dans toute l’histoire de la République.

Alors, je me dis qu’il serait impossible pour ses détracteurs de ne pas apprécier l’immensité de la réussite d’un tel projet. Car aujourd’hui seulement 30 % de la population aurait accès à l’énergie électrique. Je vous épargne ici les bienfaits du courant électrique pour le développement économique de n’importe quel pays, et le nombre d’emplois que cela occasionnerait. Mais je sais une chose, celui qui aura à relever ce défi, remportera la grande couronne.

Une route périphérique de 500 millions dollars

Au-delà du possible et du souhaitable le constat demeure : on ne peut pas continuer à payer aussi cher pour le black-out. D’ailleurs pour le développement du pays, il n’est pas normal que le courant électrique soit encore un luxe pour bon nombre de nos compatriotes.

Heureusement, nous avons aujourd’hui notre Moïse. Notre libérateur. Aux yeux du plus grand nombre, il n’est qu’un rêveur. S’il en est un, alors les pensées les plus brillantes peuvent jaillir de son cerveau.

Pour l’instant, en plus de son plan pour électrifier tout le pays dans deux ans, celui qui est maintenant bien placé pour remporter le ballon d’or du meilleur président haïtien nous a fait part d’un autre projet assez prodigieux.

Le président rêve enfin de décongestionner la République de Port-au-Prince, en temps normal c’est la capitale d’Haïti. Et pour y parvenir, il veut construire une route périphérique qui coûtera plus de 500 millions dollars. Ouf ! Tout n’est qu’une question de choix. N’est-ce pas ?

Certes, nous pouvons railler les propos illusoires du président de la République ; nous pouvons répéter qu’il n’est pas le premier des politiques qui nous berce d’illusions ; que son projet de l’électricité pour tous ne verra jamais le jour faute de moyens de sa politique. Mais il n’est pas moins vrai que l’horizon d’un projet reste toujours possible, si ensemble on se donne la main pour la concrétisation de ce rêve.

4 Commentaires

  1. Quand la marée haute montera après deux ans, j’espère qu’il arrivera à se frayer un chemin avec son bâton. Dans l’abondance des paroles, il y a trangression. Ce n’est pas ce que je lui souhaite. Avec toutes ses promesses, s’il n’utilise pas un calepin, il oubliera quelques-unes avant le troisième chant du coq.

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